ican'tbelieveit'snotcode

myspace

dimanche, août 5 2007

Statistiques pour le mois de Novembre 2005

Accidents de portes : 12
Travail : -5%
Animaux : 3 jours par semaine en moyenne, au prorata annuel dégraissé
Cigarettes : N/C
Poésie : Moins que le SMIC
Humidité : 7 milligrames d'amidon pour 3 hectopascals, en milieu neutre
Chloraison : Ph 3 / drapeau orange à partir de 14h
Évasions : Interceptées : 7 / Réussies : 3



Dans l'ensemble les gens sont plutôt satisfaits de notre prestation mais auraient aimé des plats plus équilibrés. Les coups de bâton n'ont fait que peu de victimes, je pense que nous pouvons continuer sur cette voie sans risquer une chute de notre valeur en bourse.

Le gagnant du mois est Christian-Philippe Plectrefeu, il a fait un temps de 7 minutes, 45 secondes et 23 centièmes, délogeant à cette occasion le triple vainqueur Eddie Saloponte, blessé au mollet au 3ème obstacle aquatique. Il gagne un stage d'une semaine à la boulangerie de la rue Foch et sera décoré vendredi (si le temps le permet).

On note quelques progrès techniques à l'entrepôt 12 (pollens et graisses industrielles), les ingénieurs ayant enfin pu pallier aux problèmes d'irrigation du réacteur acentral grâce à un nouveau système en grappe. Pour cela, le Docteur Félipé touche une prime de corps.

Devoirs à la maison pour Décembre :
Faire un tract en trois parties (selon le document CERFA 11-313A), en distribuer un maximum
Fermer au moins 3 écoles
Augmenter les bavures, nous n'avons plus assez de protestations.

Agenda :
Le 12, pot pour le départ de Serge.
Le 13, exécutions publiques à l'aquarium municipal. Ouverture des portes : sept heures et quelques.
Le 14 au soir, raclette chez moi. Rammenez saucisses cocktail ou sticks d'alsace.
Le 20, fête des plantes. Animations un peu partout, présence policière renforcée.
Le 31, réunion d'information sur les bienfaits du monoxyde, suivi d'un débat sur sa généralisation.

A mardi!

lundi, juillet 23 2007

hector passe à l'action


lundi, juin 25 2007

hector le ramasse-miettes. (bientôt)

un jour, l'être humain, peut être...

vendredi, mai 18 2007

Oh putain, chapitre 4!


Les épisodes précédents sont là-même. Enfin, tu fais c'que veux; si tu veux rien y biter c'est ton problème.

Chapitre 4, donc


La nuit était tombée sur Newyorkcity et notre Oncle Phil national attendait un bus à un arrêt d'bus, regardant sa montre, cherchant un angle qui lui permettrait de lire l'heure dans cette obscurité. En fait, il trouva l'angle adéquat mais ne put le maintenir suffisament longtemps pour pouvoir lire l'heure car une araignée sortie on n'sait d'où vint se pendre à sa montre. Or, Phil ayant une peur marron des araignées, ne put contenir ni le mouvement brusque de son bras, ni le cri aigu qui vida ses poumons d'un seul coup.

Essouflé, liquidé par cette trouille, il se traîna quelques mètres plus loin jusqu'à un lampadaire éclairant, pour mieux voir arriver d'éventuelles menaces analogues à celle-ci; mais il n'osa pas regarder sa montre pour autant.

Après avoir attendu tout en expirant du brouillard puisqu'il faisait froid, un autocar s'arrêta (à l'heure, pas à l'heure, aucun moyen de le savoir, du coup). Phil, en montant, dit bonsoir au conducteur, qui lui fit un clin d'oeil amical. Ce qui le perturba au plus haut point, si bien qu'il alla s'asseoir dans l'avant-dernière rangée du bus, où il bougonna des propos homophobes de sans-abri alcoolisé. Choquée, une vieille dame tenta de le faire retourner à la raison :
- Eh bien mon brave monsieur, vous êtes un bien vil sagouin!
- Mais j't'emmerde!
- Ah.
Cette dernière se mit à regarder par la fenêtre et à bougonner des propos anti-jeunes. Arrivé à sa destination, que je n'ai pas envie de vous dévoiler puisqu'elle ne change rien à l'histoire, Phil descendit par la porte arrière du véhicule.

À peine descendu de l'engin à roues, il choppa par le bras un mec d'une trentaine d'années qui traînait par là, et l'emmena dans un restaurant. Oncle Phil interpella un serveur qui leur donna la carte. Il commanda les croûtes de surimi au fromage de porc, qui n'étaient pas sur la carte, et son invité qui n'avait encore rien dit demanda la même chose. Après une attente pas plus bavarde, les plats arrivèrent et puis, ils s'en sustentèrent. Du coin de l'oeil, par la vitrine du restaurant qui donnait bêtement sur la rue, Oncle vit une lumière rouge; mais il ne s'agissait que d'un homme qui marchait sur le trottoir, et qui avait les yeux si défoncés qu'ils éclairaient avec autant d'intensité que des phares de mobylette. Le passant haussa violemment les épaules en regardant Phil et mit des lunettes de soleil. L'Oncle cessa de le regarder pour se retourner vers son invité et lui demanda son p'tit nom.
- Ah oui c'est vrai, nous ne nous sommes pas présentés!
- Moi c'est Phil, mais on m'appelle Oncle.
- Enchanté, moi c'est Foutre!
D'un coup, Phil s'étouffa et recracha une croûte de surimi à la gueule de son convive, s'écriant (en tappant sur la table) :
- Bordel de merde, quel joli prénom!
- Oh, merci, répondit l'aut'.

Repus, ils s'essuyèrent avec leur serviette tout en faisant des petits hochements de tête. Ce sur quoi, Phil dit : "J'ai pas d'endroit pour dormir ce soir mais je pense qu'on va pouvoir s'arranger".

L'invité hocha la tête d'approbation et dit : "OK".

samedi, mars 24 2007

i think you're paranoid

vendredi, mars 23 2007

drugs are not what they used to be

lundi, février 19 2007

Ça est le chapitre 3

Oué, c'est l'chapitre trois alors lis les autres si tu veux y biter quelque chose (quoique).

Chapitre 3

Les bras crispés sur les barreaux de l'échelle, Oncle Phil regardait la ville à travers une plaque d'égoût. Il avait marché pendant allez, vingt bonnes minutes dans les égoûts de New York en sifflotant Stairway to heaven (alors qu'en 1950 c'était pas sorti (ne me demandez pas comment c'est possible)). Il avait été suivi par un énorme rat fort flippant dont les yeux rouges étaient si lumineux qu'ils rétro-éclairaient l'Oncle Phil dans sa promenade souterraine. L'animal était aussi équipé en série d'un raclement de gorge diphonique rauque et sifflant qui foutait la chair de poule à Phil, qui luttait intérieurement pour ne pas laisser s'échapper des phéromones de peur.

Le rat n'était pas très bon en escalade, ce qui donna à Michel - pardon Phil un peu de temps pour réfléchir à l'attitude à adopter une fois en ville, puisqu'il venait de s'échapper de prison. Fallait faire gaffe et être discret. Se fondre dans la masse, et à part ça, il avait faim. Le gros rat aussi. Énervé de boire la tasse à chaque fois qu'il tombait de l'échelle dans l'eau dégueulasse des égoûts, il fit un bond enragé et parvint à arracher de ses dents un morceau du baggy de l'Oncle Phil, qui d'un coup souleva d'un coup la plaque d'égoût et sortit en criant. La foule qui marchait sur les trottoirs se figea net, et un adolescent à casquette, un skate sous le bras et un hamburger dans la main de l'autre, s'en détacha et le montra du doigt en poussant un putain d'cri. L'immobilisme collectif dura encore quelques secondes, puis la foule reprit sa non-vie et l'Oncle Phil son souffle. Il entamma une petite marche tranquille vers l'Est après avoir rangé la plaque d'égoût dans son sac à main Vuitton (un faux), et malgré la journée d'merde qu'il avait passé jusqu'ici, il était tout d'même content d'agrandir sa collection.

dimanche, février 18 2007

Quatorze janvier deux mille dix-huit :

Je suis stressé et vomis beaucoup. Aujourd'hui j'ai du affronter mes démons et sortir de chez moi car il ne me restait plus que la nourriture de mon chien et j'aurais peur de vomir mon pancréas une fois ces réserves épuisées. Bien sûr, je n'ai pas échangé le moindre mot avec la caissière. Je ne l'ai même pas regardée. Je n'veux pas m'engager. En sortant de la boulangerie, j'ai croisé le regard de quelqu'un et j'ai failli m'évanouir, mais heureusement j'ai pu trouver une ruelle pour relâcher la tension acide de mon ventre. J'ai dormi quelques temps en position latérale de sécurité entre deux bennes à ordure et heureusement pour moi, personne ne m'a vu sinon j'aurais été terassé par la honte et j'y serais probablement resté. J'ai attendu la nuit, qui est tombée à dix-sept heures dix-sept, pour rentrer chez moi sans que personne ne voie que j'avais tâché ma chemise et j'ai eu la chance de ne croiser personne dans les interminables escaliers de mon immeuble.

En rentrant, mon chien n'a pas pu me consoler car il dort depuis sept jours, et j'ai donc pleuré en regardant la neige et le bruit blanc de ma télé - c'est la seule chose qui parvienne encore à m'apaiser et c'est pourquoi je garde cette vieille télé qui manque de m'électrocuter à chaque fois que je l'allume. Je devrais peut-être la réparer mais je ne sais pas si je serais capable d'aller jusqu'à leroy merlin avec ma voiture..j'ai peur de la mort quand je la conduis plus d'un quart d'heure. Mais il faudra bien que j'y aille, mon chien a mordillé tous les bouts de mousse que j'ai mis sur les coins de ma table basse et je n'arrête pas de me faire mal en me cognant dedans.

Il faut que j'aille me laver les dents sinon l'acide va me ronger les dents et je devrais aller chez le dentiste et je ne préfèrerais pas en arriver là - la dernière fois que j'y suis allé j'ai fait des cauchemards pendant plusieurs semaines; mais de toute façon ça ne change rien, je fais des cauchemards toutes les nuits, même quand je ne dors que cinq minutes (c'est à dire les trois quarts du temps). Seulement, je ne peux pas aller me laver les dents parceque l'ampoule de la sale de bain a claqué et si je la change je risquerais de me couper. Alors je me lave avec une bassine d'eau bouillante..je me sens encore très faible depuis ma dernière angine et je ne voudrais pas attraper d'autres microbes. C'est à cause de ca mon chien s'est mis à dormir : je n'osais pas le sortir sur le balcon de peur de retomber malade.

Là, ma nourriture surgelée de ce soir tourne sur le plateau de mon micro-ondes (celui que ma mère m'a offert pour mes vingt-quatre ans) depuis trente minutes; ca devrait être assez pour la stériliser, j'ai l'impression que la chaîne du froid a été cassée.

J'espère que mon état va s'arranger vu que d'ici quelques mois je ne toucherais plus les assedic. La semaine prochaine je rebranche mon téléphone. J'ai senti une légère amélioration ces derniers temps et je pense que je ne serais plus pétrifié quand on m'appellera pour un sondage.

vendredi, février 9 2007

Trop la teuf.

La fête battait son plein : Blanchette vomissait son picon dans les ouatères, pendant qu'Hector et Félix forniquaient à deux dans la chambre des parents. Le fils de la boulangère ne comptait plus les rails de coke. Georges dormait à côté de la sono et commençait à perdre son deuxième tympan en trois semaines. Dans la cuisine Ogive pleurait devant le ratage de sa tartiflette mais Poulet ne vint pas la consoler car il savait que de toute façon il ne se la serrerait pas tant qu'il n'aurait pas résolu son complexe d'Oedipe. Le montreur de serpents était tellement bourré qu'il ne s'était pas rendu compte que son python l'avait mordu et qu'il allait mourrir dans la demi-heure à moins que l'on ne lui ampute la jambe; mais personne ne le lui fit remarquer parcequ'il faisait chier avec ses serpents à la con et puis ca permettrait de faire chuter le taux de mortalité des soirées. Jules, le moine tibétain, se faisait passablement chier depuis que le DJ ne passait plus de Hardcore NY - là, il passait des pubs. Dans la cave, le gang des motards sudistes de Coulommiers violait un âne après l'avoir assommé. A l'étage, des Gangsters West Coast tentaient de résorber leur bad trip (leur dealer avait mis trop de soude caustique dans leur crack) avec une bouteille de 2 litres de William Peel coupé au Sirop Sport.

Dans l'entrée, des cadavres dormaient parmi les chaussures, et puis la police frappa à la porte. Le Roi Heenok planqua la drogue sous le canapé (et une partie dans son intimité), et Alice, la meufe chez qui payait sa barraque ce soir là, alla ouvrir. Un des flics entra dans le salon, prit une bière dans le pack et dit : "Bon, on s'fume un joint?".

Et la fête repartit de plus belle, mais encore pire.

samedi, janvier 20 2007

needles+pins

vendredi, janvier 12 2007

mmmmmph...

une petite lueur qui brillait dans l'canniveau le fit s'en approcher. il s'agissait d'une pièce de deux centimes, dans laquelle se réfléchissait l'image de la lune alors qu'il était quatre heures de l'après-midi. voulant garder son honneur, il hésita longtemps à la prendre, mais comme la pièce insistait du regard il se sentit obligé de l'empoigner. une fois celà fait, il s'assit une bonne demi-heure sur le rebord du trottoir afin de réfléchir à ce qu'il pourrait bien faire de cette fortune; ce qui faillit provoquer la perte irrémédiable de toute sa collection d'orteils de pied au moment où un cycliste maladroit passa sur la route. après cette bonne demi-heure de réfléxion, il n'avait toujours pas trouvé qu'en faire et se contenta de l'empocher, quand un homme invisible, qui observait la scène depuis quelques années, lui dit : 'idiot, achète donc un pack de bière et reviens-donc le partager avec moi!'. trouvant l'idée géniale, il vola le vélo du maladroit cycliste qui repassait par là à l'aide d'un grand coup de pied dans la roue en mouvement, ce qui nécessita réparation pour que l'engin retrouvât sa qualité de moyen de transport. il savait qu'il y'avait un raccourci vers le centre commercial Ennui 2 s'il passait par une bouche d'égoût non loin, donc ne me demandez pas pourquoi il l'empruntât. une fois le cycle attaché à un poteau au moyen d'une corde en kevlar de 120 millimètres de longueur, il se dirigea derechef vers l'accueuil de la grande surface. il déposa la pièce sur le comptoir et demanda un pack de bière et-qu'ca-saute. ce n'est pas un pack de bière que le tenant de l'accueuil ramena après une poignée de minutes, mais un vigile de presque trois mètres de haut. n'étant pas de taille à combattre un tel énergumène, il courut se réfugier dans les toilettes où il élabora une stratégie pour pouvoir acheter ce pack de bière. une fois cela fait, il se promena dans les rayons, prit un pack au hasard, et rejoigna la caisse 98 en passant par le rayon pâtes pour une discrétion accrue. tout se passa sans encombre jusqu'à ce que le vigile l'apperçût. il fût alors obligé de s'enfuir avec le pack avant même que la caissière n'aie pu lui rendre la monnaie, et plutôt que de prendre le vélo, il choisit cette fois de prendre l'escalier qui menait à la rue où devait encore se trouver l'homme invisible de tout à l'heure. et effectivement, il y était encore. il partagèrent donc le pack : l'homme invisible en but cinq sur les six. ils parlèrent de tout, de rien, et rigolèrent pendant peut-être deux heures, et quand ils eurent fini le pack, rentrèrent chacun de leur côté. l'homme invisible était toujours sobre; toutefois, on ne pouvait pas en dire autant de gontran, qui était dans un état pitoyable, si bien qu'il ne se rendit pas compte de l'irruption derrière lui d'un homme très peu commode que le cycliste avait engagé pour le faire tuer par vengeance personnelle.

mercredi, janvier 3 2007

Chapteurtou


Vas d'abord lire le premier, enfoiré(e).

Chapitreu deux

(qui est foutrement court)

L'employé de l'armurerie était choqué, mais ce n'était pas si grave car la femme de ménage avait fait du bon boulot et la police avait prévu une cellulle d'aide psychologique. En revanche, la cellule qu'elle avait prévu pour l'Oncle Phil ne lui était d'aucune aide psychologique. Les nerfs dans le vide, après le choc, il avait été une proie facile pour la maréchaussée Nouvelle Yorkaise. Quelle idée aussi d'être venu jusqu'ici alors qu'il n'avait jamais braqué d'épicerie hors de Rungis. Heureusement pour lui, le crime avait été commis un Lundi matin avant la levée; la peine de mort ne s'appliquait donc pas vraiment. Toutefois, il l'aurait bien voulue, la peine de mort, lorsqu'il fût la victime de viols collectifs répétés; pensée qu'il relativisa quand il put enfin y prendre part au lieu de les subir. En effet, il était parvenu à assez bien s'entendre avec ses bourreaux qui s'avéraient être, eux aussi, des gros fans d'Elvis.

La vie à la prison suivait son cours.

Le jeudi, à l'atelier dessin, il prenait beaucoup de plaisir à dessiner des plaques d'égoûts qu'il collectionnait secrètement depuis sa tendre enfance.

Le mardi, il allait courir avec les autres dans le parc puis se rendait à la messe sans même avoir pris de douche.

Le dimanche aussi était chargé, car l'après-midi, il avait le droit d'aller se receuillir sur la tombe de Georges Pompidou, après quoi il prenait son seul repas de la semaine (l'Oncle Phil était un homme qui mangeait peu) avant de rejoindre le club de Scrabble où il plumait méthodiquement tous ses parternaires de douche jusqu'à pas d'heure.

Le reste du temps, il foutait rien; parcequ'en taule, qu'est c'qu'on s'fait chier.

samedi, décembre 30 2006

Eul' premier chapitre

L'Oncle Phil

ou

L'amateurisme des débuts

ou

Une histoire ma foi qu'elle est somme toute pas banale

ou

Personne n'aura les couilles de lire la préface




Préface

L'Oncle Phil n'a jamais eu l'intention d'être un criminel. D'ailleurs, s'il y'a une chose qu'il détestait, c'était bien la violence.



Chapitreu 1

La main de l'Oncle Phil, de noire gantée, releva la manche gauche de son imper classe, ce qui ne l'empêchait guère de garder le contrôle du volant.
- 1005, on est pas franchement à l'heure!
- Et combien d'secondes? demanda le jeune Poulet.

Plutôt qu'une réponse, Poulet reçut un regard noir et un silence qui fit office de "ferme ta gueule"; et plutôt que rechercher le conflit car il était bien plus jeune que l'Oncle Phil, Poulet replaça son regard à l'horizon, entre les deux lignes qui formaient la route. Je dis 'formaient' car elles ne la forment plus; à l'époque où j'écris les voitures volent sur des rails invisibles et les lignes blanches sont devenues obsolètes à part dans les toilettes des bars branchés où elles n'ont jamais eu autant de succès.
- Poulet, reprit l'Oncle Phil, il faudrait vraiment que tu penses à te dépuceler. J'veux bien t'emmener faire mes casses avec moi, mais tu manques de maturité et ca risque de me foutre dans la merde un d'ces quatre. Tu as déjà eu une petite amie quand même? Tu as quel âge déjà? 22 ans? Réponds!
- Euh..non 18 m'sieur!
- Et alors, tu n'as toujours pas de petite amie?
- Ben euh, si j'en ai eu une en maternelle, on était les seuls de l'école à s'faire des bisous sur la bouche et tout l'monde trouvait ça dégueu!
- Et depuis? Rien?
- Ben euh..non..
L'Oncle Phil marmonna probablement quelquechose, et Poulet mit son nez dans la boîte à gants.

Poulet avait une voix assez aigüe et super désagréable. Non vraiment, c'était chiant quoi. C'est en partie pour cela qu'il n'avait pas d'amis. Ses parents avaient emmerdé l'Oncle Phil pour qu'il puisse faire son stage de 3ème (à l'époque l'école existait encore, c'était bien avant MTV) avec lui, sauf que l'Oncle Phil n'était pas fonctionnaire dans l'administration comme il le disait à tout l'monde (sauf aux épiciers) mais braqueur d'épiceries. D'ailleurs, au moment où j'vous parle, sa voiture s'arrêta devant une boutique.

Poulet mit deux secondes de plus que l'Oncle Phil à sortir de la voiture, ce qui agaça ce dernier sans pour autant qu'il le montrat car il gardait sa colère pour l'épicier. Ce dernier, toujours, claqua la porte du coffre après qu'il l'eût ouverte et prit son 23 Long Rifle. Précédé de son neveu, qui lui faisait plus l'effet d'un porte-clés/clefs ridicule et encombrant, il entra dans la boutique devant laquelle il s'était garé, sinon il ne se s'rait pas garé devant, pensez-vous.

Dans la boutique, il faisait un peu sombre; alors excusez si les couleurs ne ressortent pas, j'ai que du 400 ASA. Avec la voix d'un mec qui aime son boulot, l'Oncle Phil lanca de tous ses poumons son habituel slogan "Restons cools où j'défonce tout l'monde!" mais en module tout d'même le volume pour ne pas alerter les voisins qui écoutaient au mur.
Le caissier, qui s'en battait la race méchant puisqu'il n'était qu'un simple employé, tenta d'entamer une conversation un peu plus courtoise :
- Euh...
- Toi ferme-la et donne-moi la caisse!
- J'peux pas mec, j'ai pas la clé pour la détacher! dit-il d'un ton un peu nonchalant qui irritait un peu quand même notre héros.
- Et merde! Tu t'fous d'ma gueule ou quoi? Depuis quand on peut plus faire ca? Depuis quand les épiceries sont équipées comme ca?

Il gueulait comme un putois, et nous pourrions très bien étendre la comparaison à son haleine car il avait fumé clope sur cigarillo depuis son petit déjeuner (je vous laisse calculer).
- Si je puis m'permettre monsieur, dit le caissier qui levait tout de même les bras par politesse bien qu'on ne lui aie rien demandé, vous n'êtes pas dans une épicerie mais dans une armurerie et nous sommes équipés depuis bien longtemps de tout un tas de systèmes de sécurité pour éviter les ennuis venant de malades comme vous.

Phil, L'Oncle, était rouge de rage. Le vase n'allait pas tarder à déborder, il ne manquait plus que..
- Dis Oncle, j'peux avoir une arme moi aussi?
- PUTAIN!
Et le coup partit.

Le si jeune stagiaire n'avait rien senti venir, mais son cerveau avait bel et bien été transpercé d'une balle de 23 Long Rifle qui avait laissé un impact apparent et faisait donc sauter la garantie.

samedi, décembre 2 2006

peut-être qu'on m'en demande trop?

jeudi, novembre 30 2006

war and a cup of tea

war.

surdoué.

amiante pour tous

mercredi, novembre 29 2006

ain't no place like home was

nessie on acid (for so long)


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